3 Janvier 2020
À ce titre, Bora-Bora est d’ailleurs également marquée par la rivalité avec Raiatea pour l’obtention du pouvoir religieux. Jusqu’à une certaine époque, on distingue un certain parallélisme des institutions entre Bora-Bora et Raiatea, qui laisse à penser que les deux îles exercent conjointement le pouvoir religieux et politique sur les autres îles Sous-le-Vent. Cependant, c’est Raiatea qui finit par devenir le centre du pouvoir religieux, au détriment de Bora-Bora. Mais l’île de Bora-Bora conserve un pouvoir guerrier particulièrement puissant, qui s’exprime à la fois dans des guerres intestines et dans des guerres avec les îles rivales.
Au XVIIIe siècle émerge un grand chef, Puni (Teihotu Matarua), qui réussit à dominer les autres clans de l’île. Il s’allie ensuite à Tahaa et parvient à dominer Raiatea, Tahaa et Maupiti. En 1769, lorsque James Cook débarque à Tahaa et Raiatea, les îles sont déjà sous la domination de Puni. À la mort de Puni, son neveu, Tapoa I, chef suprême de Bora-Bora, Raiatea et Tahaa, s’installe à Raiatea, laissant ainsi le pouvoir local aux chefs Mai et Tefaaora, originaires de Nunue et Anau, et rattachés au Marae de Vaiotaha.
La première mention attestée de l’île est faite par l'explorateur néerlandais Jakob Roggeveen en 1722. James Cook la signale en 1769 et y débarque en 1777.
Source Wikipédia.